COMMUNAUTÉ Marius Sucevan

Pas seulement de l'argent : ce que veulent vraiment les Roumains de la diaspora pour rentrer chez eux.

Plus de 400 Roumains venus de Belgique, d’Espagne, de France, des Pays-Bas et du Royaume-Uni ont participé, selon les organisateurs, le 15 juillet, à l’événement „Nu ești singur afară!” (Tu n’es pas seul là-bas) au Parlement européen à Bruxelles, organisé par le vice-président du Parlement européen Nicu Ștefănuță. Le message central de la soirée a été simple : „Le retour au pays ne se fera pas avec des fonds, comme le pense l’État roumain. Il se fera avec des conditions de vie et surtout avec du respect pour la personne”, a déclaré Ștefănuță.

Ce dont il a vraiment été question

Aux côtés de Ștefănuță ont pris la parole la journaliste Andreea Marin, l’actrice et chanteuse Bianca Purcărea, les psychothérapeutes Raluca Anton et Codruța Răbăgel, ainsi que l’écrivain Miguel Gane. La discussion ne s’est pas limitée aux chiffres économiques : il a été question du mal du pays, de la santé mentale de ceux qui sont partis, et de ce à quoi ressemble concrètement la vie de quelqu’un qui a construit sa maison, sa famille et son quotidien loin de la Roumanie. Ștefănuță a annoncé que l’événement de Bruxelles allait devenir une campagne, avec des rencontres similaires prévues dans plusieurs pays européens.

Ce que cela signifie pour nous

Nous reconnaissons le sujet. C’est la même conversation que nous menons depuis des années dans la communauté en Italie : nous ne rentrons pas seulement parce qu’il y a de l’argent sur la table, nous rentrons quand nous trouvons des conditions qui rendent utile de reconstruire notre vie. C’est une distinction simple, mais rarement énoncée avec autant de clarté depuis une tribune européenne, et c’est justement pour cela que compte qui la prononce et ce qui en découle. Au-delà de la rhétorique, comptent les mesures concrètes qui existent déjà. Le programme „Diaspora Investește Acasă” (La diaspora investit chez elle), lancé par le ministère des Finances avec un budget de 100 millions d’euros, soutient jusqu’en 2029 les Roumains de la diaspora qui veulent créer une entreprise au pays, avec des subventions allant jusqu’à 200 000 euros. Et du côté de la reconnaissance de la vie construite à l’étranger, mes collègues parlementaires de USR Diaspora, le député Iulian Lorincz et le sénateur Cătălin Bochileanu, ont déposé un projet de loi qui supprime l’obligation de résidence en Roumanie pour le conjoint étranger d’un citoyen roumain marié depuis au moins 10 ans.

C’est l’un des combats que je mène en tant que Vicepreședinte USR Italia : montrer que le „respect pour la personne” dont parlait Ștefănuță à Bruxelles n’est pas seulement un bel idéal, mais doit se traduire par des lois et des programmes que nous pouvons vérifier et exiger de voir respectés.

Une question pour la communauté en Italie

Ștefănuță a promis que la série de rencontres „Nu ești singur afară” arriverait dans plusieurs pays européens. Si un tel événement venait aussi en Italie, de quoi voudriez-vous absolument parler ? Écrivez-moi, cela compte pour ce que nous construisons ensemble.

Sources et liens

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