COMMUNAUTÉ Marius Sucevan

Cenad, première commune à l'entrée en Roumanie par l'ouest : un maire élu à 25 ans et une raison concrète de revenir.

Graphique USR : quatre projets majeurs développés par le maire USR Andrei Tița à Cenad, avec les montants de 13, 7, 3,5 et 3,4 millions de lei.

La première commune que tu vois en entrant en Roumanie par l’ouest, sur la route que beaucoup d’entre nous prennent vers la maison, est dirigée par quelqu’un devenu maire à 25 ans. Andrei Tița a remporté la mairie de Cenad en 2020, devenant alors le plus jeune maire de Roumanie, et il a été réélu en 2024 avec près de 86 pour cent des voix. Ces jours-ci, USR a remis son histoire en lumière, et elle dit quelque chose sur le type d’administration que nous voulons chez nous.

Quatre projets majeurs à Cenad

En 2020, Andrei Tița est entré en administration en battant un maire en fonction depuis plus de vingt ans, dans une commune frontalière du département de Timiș. Ce n’est pas resté une histoire d’un jour. Selon le bilan présenté par USR, le maire a développé à Cenad quatre projets majeurs, qui totalisent près de 27 millions de lei :

  1. 13 millions de lei pour des routes et des pistes cyclables.
  2. 7 millions de lei pour un centre de jour, construit à partir de zéro.
  3. 3,5 millions de lei du PNRR pour la rénovation de l’école accueillant les classes de la première à la huitième, avec réduction des coûts de l’énergie.
  4. 3,4 millions de lei pour une nouvelle maison de la culture.

La part de fonds européens signée en 2023 est aussi confirmée par la presse locale : selon le média Tion, Cenad a attiré à l’époque plus de 10 millions de lei, dont la rénovation de l’école, un centre de collecte des déchets et une piste cyclable avec des bornes de recharge pour voitures électriques.

Aux élections de 2024, l’Alliance Droite Unie a obtenu 10 des 13 sièges du conseil municipal, et Tița a été réélu avec 1.427 voix, contre 233 pour le candidat de l’alliance PSD-PNL. Ce sont des chiffres de petite commune, mais ils racontent une grande histoire : une personne jeune et compétente, qui reste et qui livre, dans un lieu que la carte oublie facilement.

Ce que cela signifie pour nous

Cenad est, géographiquement, le premier morceau de Roumanie pour qui revient de l’ouest. Pour beaucoup d’entre nous, la décision de revenir à la maison ne se prend pas en regardant les grandes batailles politiques de Bucarest, mais à partir d’une question simple : la commune ou la ville d’où nous sommes partis avance-t-elle ou stagne-t-elle ? Une école rénovée, un service de collecte des déchets qui fonctionne, une administration qui attire des fonds européens au lieu de les perdre, ce sont ces choses qui rendent le retour envisageable.

Nous avons souvent écrit ici sur les retours et sur des programmes comme „Diaspora Investește Acasă”. Mais aucun programme national ne remplace une mairie qui fait son travail. Un maire jeune, élu et réélu par sa communauté, c’est exactement le type d’administration dépolitisée et compétente que USR soutient et que nous, ceux qui sommes partis, cherchons quand nous pensons au retour.

Mon conseil

En tant que Vicepreședinte USR Italia, je crois que nous devrions regarder plus souvent ces exemples locaux, et pas seulement les scandales qui arrivent dans le fil. Si tu viens de la diaspora et que tu penses au retour, regarde concrètement ta commune : qui la dirige, quels projets sont en cours, quels fonds elle a attirés. Écris-moi au sujet du lieu d’où tu es parti, je l’ajoute à la liste des endroits que je suis et que je cite en exemple, pour que le retour à la maison soit un choix, et non un pari.

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