Fin du gaspillage au MAE: ce que ça change pour nos consulats.
La Roumanie a payé plus de 400.000 dollars de loyer, pendant 12 ans, pour l’ambassade en Libye, alors qu’elle n’y a plus de personnel depuis 2014. Le chiffre ressort d’un audit du ministère des Affaires étrangères, présenté par la ministre Oana Țoiu (USR), qui dit avoir déjà résilié ces contrats. Dans une intervention vidéo où elle explique ce qu’a trouvé l’audit, son premier exemple est justement la Libye.
Ce qu’a trouvé l’audit aux Affaires étrangères
L’audit couvre tout le patrimoine que l’État roumain détient hors des frontières: 123 bâtiments et 77 terrains, dans 60 villes de 50 pays, évalués à plus de 4 milliards d’euros, selon les données du MAE. Ce sont des sièges d’ambassades, des consulats, des résidences de chefs de mission et des annexes techniques, c’est-à-dire exactement l’infrastructure par laquelle l’État nous atteint, nous de la diaspora.
En Libye, l’État a gardé les contrats de location pour l’ambassade et la résidence même après que l’équipe eut été déplacée à Tunis en 2014, quand les risques de sécurité se sont aggravés, explique la ministre. Douze ans plus tard, la facture dépassait 400.000 dollars. Selon la ministre, de tels contrats sont aussi maintenus par d’autres États, dans l’espoir de reprendre l’activité, mais dans ce cas le délai a été injustifiablement long.
Pourquoi cela nous concerne, nous de la diaspora?
Parce que c’est le même réseau d’ambassades et de consulats où nous faisons la queue pour un passeport, une procuration ou un rendez-vous. C’est la même administration dont j’écrivais quand la diaspora ne peut toujours pas obtenir la carte d’identité électronique au consulat: chaque euro dépensé pour un bâtiment vide est un euro qui manque au service consulaire dont nous dépendons.
Un ministère qui met de l’ordre dans son propre patrimoine libère des ressources pour ce qui compte pour nous: des consulats qui fonctionnent, des files plus courtes, des services numérisés. C’est la même ligne de travail que j’ai suivie en écrivant sur l’activité d’Oana Țoiu à Washington, en soutien à la communauté hors des frontières.
Ce qui suit concrètement, selon le MAE:
- Les contrats en Libye ont été résiliés, et l’audit se poursuit sur tout le patrimoine à l’étranger.
- Certaines missions seront déplacées de bâtiments loués vers des bâtiments en propriété, après rénovation: cas signalés à Washington et Bruxelles, où l’État possède des immeubles qui ont besoin de travaux.
- Les mesures pourraient apporter des économies de plus de 5 millions d’euros par an, selon les estimations du ministère.
Mon conseil
C’est le type d’administration que nous demandons depuis des années: une qui ne gaspille pas l’argent public et qui traite son réseau à l’étranger comme un service aux citoyens, non comme une liste d’adresses oubliées. En tant que Vicepreședinte USR Italia, je suis de près chaque réforme qui renforce le réseau consulaire, car c’est là que l’on voit, concrètement, si l’État roumain tient ou non à ceux qui sont partis.
Vérifie à temps la validité de tes documents et prends rendez-vous sur econsulat.ro, pour ne pas être surpris par l’échéance au dernier moment. Et raconte-nous: cette dernière année, le consulat dont tu as eu besoin t’a-t-il aidé vite ou t’a-t-il laissé attendre?
Sources et liens
- Ministère des Affaires étrangères (MAE): mae.ro
- Rendez-vous consulaires: econsulat.ro
- Oana Țoiu, ministre des Affaires étrangères: profil Facebook · MAE institutionnel: facebook.com/mae.romania
- Audit du MAE, juillet 2026 (contexte presse): Capital.ro · HotNews · Digi24